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Pots et rempotage

Olivier en pot : choisir le pot, rempoter, arroser et tailler

Un olivier pousse bien en pot avec assez de place, un terreau drainant et une protection l’hiver. Le pot, le terreau, l’arrosage et la taille, saison par saison.

Olivier et plantes en pot sur une terrasse face aux montagnes

Un olivier pousse bien en pot à condition de lui donner un contenant assez grand, un terreau qui draine vite et une protection quand le thermomètre descend sous zéro. Voici comment choisir le pot, rempoter, arroser au fil des saisons et tailler sans abîmer sa silhouette.

Quel pot choisir pour un olivier en pot

Un jeune olivier tient dans un pot de 40 cm de diamètre minimum. En dessous, les racines manquent vite de place et l’arbre pousse au ralenti. Pour un sujet déjà formé, visez plutôt 50 à 60 cm, et jusqu’à 100 cm pour un arbre adulte au tronc épais. Nos pots pour olivier couvrent ces tailles, du jeune plant à l’arbre déjà formé.

La terre cuite reste le meilleur choix : poreuse, elle laisse respirer les racines et alourdit le pot, ce qui évite qu’il bascule au premier coup de vent. Nos pots en terre cuite cochent ces deux critères. Un pot en résine imitation terre cuite convient aussi, à condition qu’il reste lourd et stable une fois planté. Dans tous les cas, le fond doit avoir un trou de drainage, sans quoi l’eau stagne et les racines pourrissent.

Quelle taille de pot selon l’âge de l’olivier

Stade de l’olivierDiamètre du potVolume de terreau
Jeune plant (1 à 2 ans)30 à 40 cm15 à 25 L
Sujet formé (3 à 6 ans)50 à 60 cm40 à 60 L
Arbre adulte, tronc formé70 à 100 cm80 à 150 L

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Quel terreau pour un olivier en pot

L’olivier déteste avoir les racines dans l’eau. Le terreau doit donc drainer vite : un mélange de terreau universel, de terre de jardin et de sable grossier ou de pouzzolane, à parts à peu près égales, convient bien. Un terreau tout prêt pour plantes méditerranéennes fait aussi l’affaire.

Avant de verser le terreau, posez une couche de 5 cm de billes d’argile au fond du pot. Elle draine l’excès d’eau et empêche les racines de tremper après un arrosage généreux ou une grosse pluie. Sans cette couche, l’humidité stagne plus longtemps, surtout en hiver.

Un terreau plutôt pauvre que riche

Préférez un terreau plutôt pauvre à un terreau riche en matière organique : il retient moins l’eau et se rapproche du sol sec et caillouteux où l’olivier pousse à l’état naturel. Un terreau trop gras, pensé pour des plantes fleuries gourmandes, garde l’humidité trop longtemps autour des racines.

Rempoter un olivier : quand et comment

Le rempotage se fait tous les 3 à 4 ans, au printemps, une fois les gelées passées. Le nouveau pot dépasse l’ancien de 10 à 15 cm de diamètre au maximum : un pot beaucoup trop grand d’un coup garde le terreau humide longtemps après chaque arrosage, ce qui favorise la pourriture des racines. Le geste ressemble à celui de rempoter une plante d’intérieur, en plus costaud vu le poids du contenant.

Les années sans rempotage, un surfaçage suffit : retirez les 5 premiers centimètres de terreau en surface et remplacez-les par du terreau frais. Ce geste renouvelle une partie des nutriments sans déranger les racines.

Les étapes du rempotage

  1. Arrosez l’olivier la veille pour que la motte se détache plus facilement.
  2. Sortez la motte en basculant le pot sur le côté, jamais en tirant sur le tronc.
  3. Démêlez légèrement les racines en périphérie si elles tournent en rond au fond du pot.
  4. Installez une couche de drainage puis 5 cm de terreau frais dans le nouveau pot.
  5. Centrez la motte, comblez les côtés avec le terreau et tassez légèrement.
  6. Arrosez abondamment pour que le terreau se stabilise autour des racines.

Arroser un olivier en pot selon la saison

En pot, l’olivier a moins de réserve d’eau qu’en pleine terre : les racines ne peuvent pas aller chercher l’humidité en profondeur. L’arrosage doit rester régulier sans jamais détremper le terreau.

  • Tous les 10 à 12 jours au printemps
  • Tous les 8 à 10 jours en été si le temps est sec
  • Une fois par mois en hiver, voire moins si l’olivier est abrité

Entre deux arrosages, laissez sécher les 3 à 4 premiers centimètres de terreau : un doigt enfoncé dedans suffit à le vérifier. Videz aussi la soucoupe une demi-heure après l’arrosage : de l’eau qui stagne sous le pot maintient les racines du fond dans l’humidité en permanence.

Tailler un olivier : la forme en gobelet

La taille de formation se fait en fin d’hiver ou au tout début du printemps, hors gel, avant le redémarrage de la végétation. L’objectif est une forme en gobelet, avec un centre dégagé qui laisse passer la lumière et l’air à l’intérieur de la couronne.

Une taille plus légère, dite taille d’entretien, peut suivre la floraison, en fin d’été : elle retire le bois mort et contient la silhouette sans compromettre la fructification de l’année suivante.

Ce qu’il faut couper en priorité

  • Les rejets qui repartent à la base du tronc.
  • Les pousses verticales trop vigoureuses au centre de la couronne, appelées gourmands.
  • Le bois mort ou cassé, coupé à ras du point sain.
  • Les branches qui se croisent ou frottent entre elles.

Désinfectez la lame du sécateur entre deux arbres si vous en taillez plusieurs, pour éviter de transporter une maladie d’un pied à l’autre.

Hiverner un olivier en pot

Un olivier adulte en pleine terre supporte des froids de -10 à -12 °C une fois bien installé. En pot, c’est différent : les racines sont entourées d’air de tous les côtés au lieu d’être protégées par la masse du sol, donc elles gèlent plus vite que celles d’un arbre en pleine terre. Le même resserrement du calendrier s’applique au citronnier en pot, un autre habitué des terrasses qui craint le gel. Mieux vaut réagir dès que les températures nocturnes approchent 0 °C.

Deux options selon la taille de l’olivier et l’extérieur dont vous disposez.

Rentrer l’olivier

Dans un local clair, aéré et hors gel : véranda, garage avec fenêtre, serre froide. Réduisez l’arrosage au minimum le temps de l’hivernage et ressortez l’olivier dès que les gelées ne sont plus à craindre.

Le protéger sur place

Si l’olivier est trop grand pour rentrer, enveloppez le pot dans du papier bulle ou un voile épais pour isoler les racines, et couvrez le feuillage d’un voile d’hivernage lors des nuits les plus froides. Rapprochez le pot d’un mur exposé au sud, qui restitue un peu de chaleur la nuit.

Attention

Un olivier qui perd ses feuilles après un coup de froid n’est pas forcément mort. Attendez le retour des beaux jours avant de le considérer perdu : beaucoup repartent de la souche ou des branches encore vertes.

Quelle variété d’olivier choisir pour un pot

Toutes les variétés d’olivier supportent la culture en pot, mais certaines s’y prêtent mieux grâce à un port compact ou une croissance plus lente. La cailletier, dite aussi olive de Nice, reste une valeur sûre pour un climat doux. La picholine pousse plus vigoureusement et demande des rempotages plus fréquents. L’aglandau, plus rustique, encaisse mieux les hivers frais que la moyenne des variétés méditerranéennes.

Pour un balcon ou une petite terrasse, cherchez un plant déjà taillé en forme basse ou en boule : il reste plus facile à loger dans un pot de taille raisonnable pendant plusieurs années avant de réclamer un contenant plus grand.

Olivier en pot, à l’intérieur ou à l’extérieur

L’olivier est une plante d’extérieur avant tout : il a besoin de plein soleil, d’air qui circule et d’un vrai écart de température entre le jour et la nuit pour bien fleurir et fructifier. Gardé en intérieur toute l’année, il s’étiole, fleurit peu et devient plus sensible aux cochenilles, ces petits insectes qui collent aux tiges et couvrent les feuilles d’un dépôt noirâtre appelé fumagine.

Un olivier peut passer l’hiver en intérieur dans une pièce fraîche et lumineuse, autour de 5 à 10 °C, mais il doit impérativement ressortir au printemps. Une pièce chauffée toute l’année ne convient pas : l’olivier a besoin d’un vrai repos hivernal pour repartir normalement.

Les erreurs qui affaiblissent un olivier en pot

Le problème le plus fréquent, de loin, est l’excès d’arrosage. Un olivier trop arrosé jaunit, perd ses feuilles et développe une pourriture au niveau des racines, souvent accompagnée d’une odeur de moisi dans le terreau. À l’inverse, un olivier qui manque de lumière s’étiole : ses pousses s’allongent, deviennent fines et cassantes, et l’arbre ne fleurit pas. Un pot pour olivier percé et surélevé sur des pieds limite une bonne partie de ces soucis, en laissant l’eau s’évacuer librement.

Un engrais spécial agrumes ou plantes méditerranéennes, apporté une à deux fois entre le printemps et l’été, complète l’entretien sans le remplacer. Il ne corrige ni un mauvais drainage ni un pot trop petit.

Questions fréquentes

Est-ce qu’un olivier peut rester en pot toute sa vie ?
Oui, à condition de le rempoter tous les 3 à 4 ans et de renouveler le terreau en surface les autres années. Beaucoup d’oliviers vivent plusieurs décennies en pot, à condition d’augmenter la taille du contenant au fil de leur croissance.
Quels sont les inconvénients d’un olivier en pot ?
Sa croissance reste plus limitée qu’en pleine terre, car les racines sont confinées. Il est aussi plus sensible au gel, puisque ses racines ne sont protégées que par l’épaisseur du pot, et il demande un arrosage plus régulier qu’un olivier planté au jardin.
Un olivier en pot peut-il rester dehors l’hiver ?
Dans les régions où il gèle peu, oui, à condition de protéger le pot avec un voile isolant et le feuillage lors des nuits froides. Ailleurs, mieux vaut le rentrer dans un local hors gel dès que les températures nocturnes approchent 0 °C.
Un olivier en pot doit-il être en plein soleil ?
Oui, il lui faut un minimum de 6 heures de soleil direct par jour pour bien pousser et fleurir. Un emplacement ombragé donne un arbre étiolé, avec peu ou pas d’olives.
Comment reconnaître un olivier trop arrosé ?
Les feuilles jaunissent puis tombent, parfois par dizaines en quelques jours, et le terreau reste détrempé plusieurs jours après l’arrosage. Une odeur de moisi au niveau des racines confirme un début de pourriture.
Que mettre au pied d’un olivier en pot ?
Un paillage minéral, galets ou pouzzolane, limite l’évaporation et évite les éclaboussures de terreau sur le tronc lors de l’arrosage. Évitez les paillages organiques épais, qui retiennent trop l’humidité contre le collet.
Peut-on garder un olivier en pot à l’intérieur toute l’année ?
Ce n’est pas recommandé : l’olivier a besoin d’un vrai passage dehors au printemps et en été pour fleurir et rester vigoureux. Gardé en intérieur en permanence, il s’étiole et devient plus sensible aux cochenilles.

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