Planter des fraisiers en jardinière ou en pot : quand et comment
Deux périodes de plantation, une profondeur minimum de 25 cm et un espacement de 20 à 25 cm entre les pieds : ce qu’il faut savoir pour réussir des fraisiers en jardinière ou en pot.

Un fraisier tient très bien en jardinière ou en pot, à condition de lui donner assez de profondeur et de respecter sa période de plantation. Sur un balcon ou une terrasse, c’est une des cultures les plus simples à réussir, à condition d’arroser plus souvent qu’en pleine terre.
Quand planter des fraisiers en jardinière
La période dépend du type de fraisier. Les variétés non remontantes, celles qui donnent une grosse récolte groupée, se plantent de mi-août à mi-octobre : les plants s’enracinent avant l’hiver et fructifient dès le printemps suivant. Les variétés remontantes et les 4-saisons tolèrent aussi une plantation de printemps, en mars-avril, avec une récolte plus légère la première année.
- Mi-août à mi-octobre : la période la plus productive, pour les variétés non remontantes
- Mars à avril : une alternative pour les variétés remontantes ou 4-saisons
Quelle taille de jardinière pour un fraisier
Un fraisier a besoin d’au moins 20 à 25 cm de profondeur pour développer ses racines. En dessous, le pot sèche trop vite et les plants stagnent.
| Contenant | Profondeur mini | Espacement |
|---|---|---|
| Pot individuel | 20 à 25 cm | 1 plant par pot de 18 à 20 cm de diamètre |
| Jardinière | 25 à 30 cm | 1 plant tous les 20 à 25 cm |
| Pot à fraisier à poches | Variable selon le modèle | 1 plant par poche, environ 12 cm de diamètre utile |
Pour une jardinière de 60 cm de long, comptez 2 à 3 plants. À 80 cm, 3 à 4 plants tiennent à l’aise. Sur un bac d’1 mètre, 4 à 5 pieds suffisent sans qu’ils se gênent une fois développés. Un pot à fraisier à poches latérales permet, lui, de multiplier les plants sur une même emprise au sol.
L’intérêt d’une jardinière suspendue ou surélevée
Un fraisier cultivé en hauteur, sur une rambarde ou dans une jardinière suspendue, échappe en grande partie aux limaces et aux escargots, qui grimpent difficilement jusque-là. Un pot posé sur un support ou une sellette plutôt qu’à même le sol d’une terrasse profite du même avantage. Sur un petit balcon, ce gain sanitaire compte autant que le gain de place.
Quel terreau et quel drainage
Le fraisier aime un substrat qui retient l’humidité sans la garder stagnante : un mélange de terre de jardin, de terreau et d’un peu de sable ou de compost convient. Une couche de billes d’argile de 2 à 3 cm au fond du pot évite que les racines baignent après un arrosage généreux.
Un substrat légèrement acide
Le fraisier préfère un pH légèrement acide, entre 5,5 et 6,5 : un terreau spécial plantes de terre de bruyère, ou un terreau universel additionné de terreau de feuilles, convient bien. Un engrais riche en potasse apporté au moment de la floraison favorise la formation des fruits plutôt que celle du feuillage.
Le choix du contenant
Le choix du contenant et ce qu’on pose sous le terreau comptent autant que le terreau lui-même. Notre article sur ce qu’il faut mettre au fond d’un pot détaille les options de drainage selon que le pot est percé ou non.
Exposition, arrosage et paillage
Le fraisier veut du soleil. Une exposition plein soleil donne les fruits les plus nombreux et les plus sucrés, la mi-ombre l’après-midi ne convient que dans le sud ou pour les variétés 4-saisons qui craignent les fortes chaleurs.
Arrosage
Un fraisier en pot sèche plus vite qu’un pied en pleine terre : vérifiez les 2 à 3 premiers centimètres de terreau et arrosez dès qu’ils sont secs, en évitant de mouiller le feuillage pour limiter l’oïdium. En pleine fructification, un arrosage tous les 2 jours suffit en général hors canicule, contre un arrosage quotidien pour un pot de moins de 20 cm de diamètre, qui se dessèche plus vite. Videz la soucoupe une demi-heure après l’arrosage.
Paillage
Paillez avant la floraison, avec de la paille, des fibres de coco ou un broyat de bois. Le paillage isole les fruits du terreau, ce qui évite qu’ils pourrissent ou attirent les limaces, et limite l’évaporation entre deux arrosages.
Pollinisation
Le fraisier s’autoféconde, mais un balcon fermé ou vitré limite le passage des insectes pollinisateurs. Si les fleurs ne nouent pas malgré une bonne exposition, passez un pinceau doux d’une fleur à l’autre en milieu de journée pour transférer le pollen à la main.
Quelle variété choisir pour une jardinière
Les non remontantes concentrent leur récolte sur 3 à 4 semaines au début de l’été, ce qui demande moins de surveillance sur la saison. Les remontantes comme la Mara des bois ou la Vivarosa étalent leur production de juin à octobre, un rythme mieux adapté à un petit espace où l’on profite de quelques fraises chaque semaine plutôt que d’une grosse récolte d’un coup. Pour une consommation régulière à la sortie du balcon, les remontantes conviennent mieux ; pour congeler ou préparer des confitures en une fois, une variété non remontante comme la Gariguette donne une récolte plus groupée et plus simple à organiser.
Certaines variétés remontantes produisent peu de stolons, comme la Mount Everest, ce qui simplifie l’entretien d’un pot à fraisier où l’espace est compté.
Entretien au fil des saisons
- Supprimez les stolons en cours de saison, sauf pour multiplier vos plants
- Apportez du compost mûr en début de printemps
- Renouvelez les pieds tous les 3 à 4 ans : ils perdent en vigueur et en goût avec l’âge
- Protégez le pot avec un voile d’hivernage : les racines en surface gèlent plus vite hors du sol qu’en pleine terre
Pour choisir la bonne taille de contenant avant l’achat, quelle que soit la plante, notre article sur la taille de pot à choisir plante par plante reprend les repères utiles.

















